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25 mai 2012

Une classe, quelque part...

Cette semaine a été difficile, davantage pour les enfants que pour moi. Les évaluations nationales ont mis leurs nerfs et leurs connaissances à rude épreuve et les moments de vie de classe ont eu tendance à partir un peu dans tous les sens. C'est dans ces moments-là que l'enfance les rattrape. Mes futurs collégiens redeviennent des gosses comme les autres, guère différents de leurs homologues de CP. Ça tombe et ça pleure, ça se chamaille, ça se réconcilie, ça décore le tableau avec les craies de couleur ça dessine des fées et des handballeurs, ça rigole, ça bricole des bracelets pour les copines et la maîtresse. C'est bien au fond. Qu'ils profitent. Je me réjouis toujours de voir à quel point ils demeurent enfants tant les sollicitations de l'adolescence, voire même de l'âge adulte se font pressantes et menaçantes.

 

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Et moi, je continue à gratter pour essayer d'avoir mes partiels. En dépit de bons retours sur mon mémoire, je suis pessimiste. On verra bien.

22 mai 2012

Les jours

De tristes pensées m'ont taraudées ces dernières nuits. Je ne dors plus : les griffes de l'insomnie me maintiennent les yeux ouverts. Mes proches se déchirent et comme un fait exprès, j'ai trouvé ce matin, mon petit lapin, mort.

Je ne suis plus d'humeur à rire, pas même pour constater que c'est dans le marasme que j'écris le mieux : comme si il me fallait un brin de langueur pour retrouver mes mots.

Mes jours se consument en occupations futiles : regarder mes cheveux pousser, lire beaucoup, prendre des photos, caresser les chats en regardant le ciel, flâner sur l'Internet, l'attendre, essayer de coudre, marcher dans les rues et m'essayer à quelques recettes végétariennes. Ce ne serait pas désagréable, si il n'y avait ce temps infect.

Il fait beau aujourd'hui. Je crois que ce midi, on nous entendait rire depuis le portail.

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28 mars 2012

Le Jouet

Depuis quelque temps, j'ai un nouveau joujou. Un smartphone. Comme je suis une blogueuse qui ne se respecte pas, j'ai pas acheté d'Iphone, vous pensez bien. J'ai récupéré à vil prix un Samsung Galaxy SI qui marche fort bien et qui m'amuse beaucoup. C'est fou, ça fait vraiment tout ces petites bestioles : dictaphone, podomètre, j'en passe et des meilleurs. J'ai aussi une super appli photo, c'est pas aussi hype qu'Instagram mais c'est sympa quand même, qui me permet de cooliser à outrance mes clichés à grand renfort d'effet Lomo voir Retro. Du coup, j'ai ressorti mon tumblr du placard et j'y affiche trouvailles et bêtises diverses. C'est ici. J'adore faire ma blogueuse. Reste plus que les billets sponsorisés et on y sera.
Je vais aussi essayer de me discipliner un peu et de poster un peu plus régulièrement. Vœu pieu ? Je ne crois pas : avec les beaux jours, les occasions et les sorties seront légions et si avec tout, ça je n'ai rien à raconter...


Et puis sinon, c'est le printemps. 
 Et c'est bath.

2 mars 2012

#ausecoursmeselevessontdesgeeks

"Madame, je peux aller sur Wikileaks pour faire la recherche (sur Magellan, ndlm) ?"
"Madame, votre musique, on pouvait la trouver sur Megaupload avant que ça ferme !"
"Madame, est-ce que je peux réparer l'ordinateur pendant la récréation?"
"Madame, on vous a toujours pas trouvé sur Facebook !"
"Je parle pas Madame, je donne mon MSN à Théo, comme ça il va m'expliquer les maths. "

Dans ma classe, j'ai parfois l'impression de vivre un remake de The Big Bang Theory.

20 février 2012

Du soleil.

C'était au cœur de l'hiver, près de Dinard. Il faisait frais, certes, mais encore beau. Nous revenions de Saint Malo. J'avais une migraine effroyable. Mais c'était bien quand même.



15 février 2012

D'un canapé, l'autre...


Ce qui est génial quand on est voisins (par caprice du destin) et amoureux (par la force des choses), c'est que l'on peu tout partager : les canapés, les chats... et mon bordel pathologique.

8 février 2012

Scoop.

L'Archi m'a offert des fleurs. Pour la première fois.
Après avoir vu mes copines et son meilleur ami m'en offrir. Ah, les vertus pédagogiques de l'exemple !
Trêve de médisance, j'ai immortalisé l'instant.


Scoop : je sais enfin utiliser Photofiltre !

27 janvier 2012

Impression estivale d'un vendredi après midi.

Franchement, quand je vois le soleil qui brille et la pile de contrôles d'histoire, je n'ai qu'une envie : celle de prendre mes cliques et mes claques. J'irai en bord de mer, à Perros par exemple. Je marcherai le long de la grève. J'irai m'assoir sur les plus hauts rochers, tout en haut de la plage. J'aurai bien sûr pris soin d'amener un livre et un carnet. L'Archi serait là aussi. On irait manger des huîtres. Des huîtres avec un verre de blanc.
Et ce serait les vacances.

8 janvier 2012

Une année entière.

En 2011, il y aura eu des larmes, beaucoup, quelques joies aussi.

Janvier.
Il fait très froid. Mon métier me plaît même si les claques sont décidément nombreuses.Je suis très fatiguée et ma santé commence à en pâtir. Mon amie E. (qui vit chez sa sœur, pas trop loin de chez moi) me prépare de délicieux goûters tous les lundis, des balises dans la nuit.

Février.
J'ai mon permis après quatre tentatives et six ans d'attente (ouais je sais, j'étais pas pressée). C'est la liberté, l'autonomie... et les grands frais ! J'achète Gwendoline, cent cinquante mille kilomètre (mais c'est dans les meilleurs pots que l'on fait les meilleurs soupes, parait-il), blanche comme la neige tombée fin 2010, sportive et peu gourmande. Ma deuxième maison.

Mars.
Fileuse est mise aux arrêts de rigueur sous peine de tourner cinoque. Pendant quinze jours, quatre écoles se passent de mes services et je coule des jours tranquilles. Le soleil revient petit à petit et réchauffe mes vieux os. Je décide de déménager.

Avril.
Une collègue et amie démissionne de son poste. Définitivement. C'est un petit deuil. Il fait bon. En terrasse, je repère un appartement pas trop cher dans un joli quartier. Je téléphone, rendez-vous est pris. Trois semaine plus tard, je donne mon préavis de départ.

Mai.
Le 17 mai, je reçois les clefs de mon nouveau chez moi et j'y dors le soir même. N'ayant pas d'eau chaude, je décide d'aller enquiquiner le voisin (on est deux sur le palier) pour qu'il démarre mon chauffe eau. A onze heure du soir. Il ne m'en tient pas rigueur et m'invite à manger le samedi suivant.

Juin.
Je croise de plus en plus souvent le voisin. Il est sympa et aussi flingué que moi. J"apprends qu'il est architecte et le rebaptise d'office l'Archi. Les affectations sont décidées : ma longue lutte a porté et je suis affectée sur un seul poste, en cycle 3.
La sœur de E. déménage, fini les goûters. E. part pour Paris préparer son mariage. Je comprend que ce ne sera plus jamais comme avant.


Juillet.
Je retourne enquiquiner l'Archi sous un prétexte fallacieux. Depuis, je continue.
Les vacances ! Je me remets à lire, à rire, à vivre.
Ma soeur revient enfin au pays après huit mois d'absence. Je me sens soudain moins seule.

Août.
Départ (en fanfare) pour l'Aveyron avec l'Archi puis pour l'Espagne. Je reviens des JMJ transformée avec des souvenirs pour la vie. Mariage d'E. et fin d'une époque.

Septembre.
La reprise. Cette fois-ci, c'est moi la patronne. Les réunions s'enchaînent et je commence vraiment à apprendre le métier. Les journées sont magnifiques.
L'année sera studieuse : je prends ma plus belle plume et m'inscris en master de lettres.

Octobre.
Je me crois malade mais ce n'est pas une grippe. C'est plus simple et infiniment plus terrifiant. Je passe une journée terrible à l’hôpital. J'ai par la suite beaucoup de chagrin et l'espoir ce que ce menu drame m'aura fait grandir un peu.

Novembre.
Je parviens enfin à dire nous en parlant de moi et de l'Archi. Je vais mieux. Les jours raccourcissent.
C'est la galère au boulot. J'en ai marre et me replonge de plus belle dans ma recherche abandonnée en Octobre.

Décembre.
Noël arrive sans que je m'en rende vraiment compte. Je reçoit une platine, des bouquins et me remet aux vinyles et à la lecture. Je passe les vacances en compagnie de Joan Baez et de Xavier Grall.
Ma petite compagne de misère rend ses premières visites au vétérinaire.

Ces quelques notes éparses sont assez sombres. En fait, je suis contente que l'année soit terminée même si je me demande ce que le sort me réserve en 2012.
Je me souhaite en tout cas plus de douceur et de sérénité. Meilleure année à tous.

25 décembre 2011

Irrécupérable

Irrécupérable

Noël est à peine passé que je me rend compte que j'ai oublié plein de trucs dans ma liste au vieux barbu... En ce qui concerne les babioles Modcloth (la tapis hibou, la boîte hibou, la lampe...), on va attendre d'être plus riche. J'ai actuellement pour projet d'investir dans les vinyles, quelques valeurs sûres : la grande Amy, Alela Diane et des irlandais très remontés.

Il me restait un crédit cadeau destiné aux soldes d'hiver et en particulier à une belle paire de bottines... J'ai finalement décidé d'investir dans du bon son et une platine correcte (le modèle vintage de la famille ayant fini à la poubelle).
Histoire de me constituer un fond de collection, j'ai acheté un lot de petites choses rock'n roll sur Ebay (Alphaville, Neil Young, Joan Baez, Pink Floyd...). Entre ça, la brouette de bouquins que j'ai reçu et mon Saint Emilion (merci frangin), je vais avoir de quoi meubler les longues soirées d'hiver...

24 décembre 2011

*

Conduire son homme à la gare. Récupérer sa soeur, 5 heures plus tard, à minuit, dans cette même gare. Boire une tisane, se coucher, ne pas dormir à cause de quelques fêtards un peu en avance. Se lever, boire un litre de cette tisane que l'Amie vous a offerte.
Rentrer là ou l'on sera toujours chez soi. Manger. Dormir. remanger. Emballer ses cadeaux à la dernières minutes et les disposer de suite sous le sapin pour en profiter plus longtemps. Préparer des sushis. Se préparer. Essayer de faire un chignon. Le refaire. Le réussir. Le prendre en photo. Boire du thé et se maquiller. Enfiler sa robe, cirer ses bottes et partir.


Nedeleg Laouen d'an holl.

19 décembre 2011

Les Pintades à Paimpol #1

Aujourd'hui, j'ai bossé comme une perdue sur mon plan de mémoire que je dois rendre avant Noël. La bonne nouvelle, c'est qu'il est un peu plus fouillé qu'avant. La mauvaise, c'est qu'il est toujours aussi nul. Qu'importe, je serais ponctuelle, conformément à ma réputation : je rendrais de la merde, certes, mais à l'heure.
Avec ma soeur, on s'est quand même accordé une pause beauté à l'Inter du coin. Vu mon état général de dégradation, l'achat de quelques cosmétiques s'avérait nécessaires et en plus, je voulais un nouveau vernis. Après bien des détours, je me suis dégotté un masque à l'argile rose et des pilules prêle/ortie pour soigner ma chevelure bien amochée par le stress et le chauffage électrique et ma frangine a embarqué un peigne et une crème bio. On en était à s'esbaudir sur nos achats comme deux pintades quand soudain... un Château-neuf du Pape à moitié prix ! Un Saint Emilion bradé ! Noël ! Alleluia !
On a débattu cinq minutes et j'ai tranché, droit d'aînesse oblige. Les deux bouteilles ont fini dans notre panier et puis tant qu'à faire, j'ai aussi acheté le dernier Causette.
Maintenant, j'ai du pinard, de la lecture mais toujours pas de vernis. Tant pis.

18 décembre 2011

Jours, maux roses.

Les parents de l'Archi sont en Bretagne pour quelques jours. Ce dernier profite d'eux au maximum et par conséquent, j'ai la paix pendant ce temps là.
Une flemme terrible Un rhume me tient cloué au canapé avec le chat, le PC et quelques livres. Je tente tant bien que mal de me soigner avec du thé de Noël etles chocolats de mes élèves (les chers petits !). Faute de résultats, je vais débuter un traitement lourd à base d'aligot (merci belle maman), de grog et de vin chaud. Faut ce qu'il faut.
Hips.

24 novembre 2011

Tomm ha Yen #1

Dans la grande tradition des "Hot or Not" de la presse féminine, voici mon "Tomm ha Yen" de ces jours-ci.

Tomm
- Les vacances qui approchent.
- La nuit de bonne heure.
- Le thé de noël.
- Le plan de mon mémoire
- Les décorations chez Monop'
- Les bottines Kickers (c'est beau)
- Faire ses cadeaux soi-même.
- Le salaire qui ne va pas tarder à tomber.
- Les jolis blogs découverts récemment.
- Les dièses dans les titres de billets pour faire moderne et hipster, toussa...

Yen
- L'Archi qui rentre tard.
- La sortie scolaire zappée (bravo maîtresse).
- Les impôts.
- Le plan (nullissime) de mon mémoire et la problématique qui n'est guère mieux.
- Les pulls avec des têtes d'animaux (c'est laid).
- Faire ses cadeaux soi-même.
- Le compte dans le rouge.
- Certains blogs de plus en plus débiles.
- J'ai faim, ma bière est vide et la vie est dure.

Bref... Je retourne bosser.

6 octobre 2011

Non, non, non, non...

... je ne suis pas morte.

Mais je n'avais plus vraiment envie d'écrire, un peu de lassitude et de grands chambardements.
Quelqu'un de nouveau, déjà, qui m'apporte l'air et la joie qui m'ont tant manqué l'an dernier. Il y a eu Madrid aussi, d'où je suis revenue différente. Les JMJ furent un dépassement, à tous niveaux, spirituel (jamais tant prié que là-bas), psychologique (supporter l'attente, la promiscuité), humaine (la solidarité, la vraie) et physique (la chaleur, les heures de marches, les sacs, et l'horreur d'un aérodrome sans une ombre à 50°C en plein soleil). Après quinze jours à ce régime, on n'est plus vraiment la même. Tant mieux.
Et puis, il y a le boulot, cette classe, unique, que j'habite petit à petit et ces élèves que j'apprends à connaître. Il y a le défi permanent que constitue un double niveau, les craintes des parents, et la pression, la vraie cette fois : celle des programmes à respecter, des évaluations à réussir et de l'inspecteur à satisfaire.
Pour finir, j'ai fini par concrétiser cette envie complètement folle, cette gageure inutile et ce chalenge insensé qu'est une reprise d'étude. Je suis de nouveau étudiante en lettres, en Master cette fois et je trouve ça carrément cool. 

Ma vie, en ce moment, c'est tout ça, plus mon chat, la viole de gambe, le café dont j'abuse, les petits déjeuners sur la terrasse, la danse orientale, les sushis, mon canapé, et toujours les livres, les livres, les livres...

22 avril 2011

D'une bulle à l'autre

Force est de constater que je délaisse singulièrement cet espace. Pour tâcher de me réapproprier les lieux doucement, voici des photos d'intérieurs que je trouve très chouette. En effet, je déménage, je quitte ma boîte à chaussure pour plus grand. J'aurai un balcon et une place de parking. La vie n'est-elle pas merveilleuse ?






Les photos viennent de chez Coline et Chintz of Darkness, entre autre.

25 février 2011

Freedom !


En bref : vacances. Je disparais pendant quinze jours : j'ai une voiture à roder, des chapelles à voir, des sentiers à explorer, des livres à lire, un parquet à rayer, du vin à boire. 
Hasta luego, les petits lapins. 

10 février 2011

Premières Neiges

Je me fais discrète ces derniers temps et ce n'est pas pour rien : je suis partie en classe de neige avec ma classe. Cela fait bien dix ans que je n'avais pas vu la montagne. Il nous reste encore un peu de neige pour skier et beaucoup de soleil pour profiter à fond des randos. Les enfants sont plutôt calmes, Dieu merci, mais beaucoup de malades sont à déplorer.


C'est pourquoi, exceptionnellement, je reste au chalet pour surveiller quelques élèves au lieu de partir sur les pistes avec les autres. Pour ne rien cacher, ça m'arrange assez car je suis un peu patraque et j'ai beaucoup de travail en prévision. Donc au programme de ce matin, un peu de blog, pas mal de lectures et beaucoup, beaucoup de préparations à faire ! Très officiellement, j'ai arrêté le café ce matin, donc mon carburant sera une délicieuse tisane au génépi achetée hier.


La Savoie me plaît beaucoup, la voir au beau temps est une vraie chance même si il manque à notre séjour une virée dans l'arrière pays ; hélas, en une semaine, on peut pas tout faire.. 
Tout semble démesuré ici : les montagnes et leurs couvertures de sapins, l'éclat de la neige, les routes à l'assaut des pentes, l'étendue des villes nichées dans les vallées, l'essor du tourisme aussi. Je ne suis guère sensible au charme des chalets du village, agacée par leur côté franchement artificiel. Ce que j'aime, c'est l'aridité de la végétation, l'acuité de la lumière et le découpage aigu des montagnes, à la manière d'un dentier de géant ; c'est l'aspect austère et franchement inhospitalier des hauteurs, le vague malaise qu'on éprouve arrivé tout en haut, les plantes têtues qui émergent par touffes de la neige.

lien perdu
 
Une tasse de tisane à la main, j'admire la Savoie de ma fenêtre. Les soucis sont loin.

25 janvier 2011

Jigs and reels

En ce moment, j'adore la vie que je mène mis à part le fait que je crains de croiser des parents d'élèves ("z'êtes pas en classe vous à c'te heure ? (et en apparté) Fichue feignante d'instit !"). C'est donc avec une extrême vigilance que je sors le museau de mon terrier et que je rase les murs lors de mes promenades. De même, malgré les impératifs médicaux, je ne peux me défendre d'une certaine honte à manger de bons petits plats en pensant à mes collègues à la cantine, tout comme je ressens un plaisir extrêmement coupable à paresser au lit pendant que la France-qui-se-lève-tôt s'active depuis déjà deux bonnes heures.
Pour autant, je me résigne pas au laisser aller complet, et j'essaie au maximum de meubler mes journées de manière intelligente. Aujourd'hui, je suis allée à la bibliothèque pour constater avec soulagement que ma tête n'était pas mise à prix en dépit du retard accumulé dans mes prêts. J'en suis revenue avec un stock de CD et de livres conséquents. Depuis, j'écoute en boucle Chris Amstrong, Slide, Lunasà, Danù...
À force de me gaver de musique irlandaise, j'ai décidé de mettre à profit mon arrêt de travail pour reprendre mes cours interactifs de bodhràn avec Cancoillotte et Bodhràn Expert. Le premier site est très bien pour acquérir les bases, Remall, le professeur est très clair dans ses vidéos et un forum permet de lui poser des questions. Le second est idéal pour qui veut se former sur des points particuliers et progresser rapidement (y compris en anglais !).


Tant qu'à faire, j'ai aussi flâné sur les sites anglais de musique en quête de matériel. Les sites français sont d'une indigence consternante et que dire des magasins de musiques ! Sur les trois ou quatre explorés dans ma ville, la moitié ne sait pas ce qu'est un bodhràn, l'autre moitié connait mais ne vend pas de matériel et ignore où en trouver. On serait au fin fond de l'Ardèche, je veux bien mais en Bretagne, ça me laisse perplexe...
Heureusement, j'ai fini par trouver ce site qui vend des accessoires pas trop chers. J'ai besoin d'un nouveau stick (le seul que j'ai est cassé), vu les prix j'en commanderai trois ou quatre pour comparer. Une housse m'est devenue nécessaire car je trimbale mon instrument dans un sac Liddl depuis bientôt un an et franchement, niveau crédibilité musicale, on a vu mieux.

Après un an de pratique intensive, je commence d'ailleurs à me lasser sérieusement de mon instrument. Lorsque je l'ai acheté, j'ai jugé qu'il n'avait pas lieu d'investir réellement avant d'être sûre de mes goûts en matière de musique. Mon bodhràn actuel est un Waltons, payé 60€. Sa qualité sonore est très médiocre, je suis obligé de passer une éponge dessus quand la peau est trop tendue, et 18 inches, c'est bien trop grand pour moi.


Je lorgne sur un bodhràn Hedwitschak (un de ceux ci-dessus ferait largement l'affaire). D'après ce que j'ai pu lire, les instruments de ce luthier allemand sont de très bonne qualité. J'ai très très envie de me laisser tenter... Mais il faut savoir être raisonnable et actuellement, je n'ai pas le budget nécessaire (à savoir deux cent euros). Je vais être sage et attendre gentiment mon prochain anniversaire pour racketter mes parents.
Je suis sûre qu'ils vont faire un geste par amour de la musique. Non ?

11 janvier 2011

Résolutions

C'est promis, je serai plus calme, plus posée, plus patiente, plus cool.

C'est promis, je ferai ma Salutation au Soleil dix fois vers le levant, tous les matins, tous les soirs et tous les midi à la cantine.

C'est promis, je ne sècherai plus l'aïkido le mercredi, le vendredi et le lundi non plus.

C'est promis, j'obtiendrai mon permis.

C'est promis, je m'inscrirai en master 1.

C'est promis, je me remettrai fissa à la couture, au dessin, à la poésie, au tricot, à la flûte à bec.

C'est promis, je tenterai d'inculper les bonnes manières à mon chat et la charité chrétienne à Edgarde Von Sturpituden-GrossBaffeune (mon avatar nordique dans Morrowind).

C'est promis, je forcerai mon père à me parler breton à table.

C'est promis, je me détacherai des choses matérielles et cesserai une fois pour toute de dilapider mon salaire en robettes Naf Naf.

C'est promis, je mangerai moins de pâtisseries et plus petits pois.

C'est promis, je m'astreindrai à un détour de quatre kilomètres dans la vieille ville pour éviter l'Antre du Démon (à savoir Camaïeu/Minelli/L'Occitane).

C'est promis, je garderai les pieds sur terre et j'arrêterai de gamberger sur les beaux garçons, les hommes murs, les pompiers, les tennismans, les militaires...

C'est promis, je remplacerai le café et le whisky par de la tisane et du jus de citron.

C'est promis, j'irai à la messe le dimanche.

C'est promis, je ne me tatouerai pas d'incongruité sur la couenne.

C'est promis, je me rendrai séance tenante chez l'opthalmo, le toubib, le gynéco , le dentiste, et le véto.

C'est promis, je m'acquitterai dans les plus brefs délais de mes devoirs administratifs.

C'est promis, je lirai dix-huit livres savants par semaine.

C'est promis, j'écouterai des chants grégoriens plutôt que du pagan metal.

C'est promis, je ne critiquerai plus les programmes, ni le ministre de l'éducation, ni la massification des savoirs à l'école et encore moins les goûts musicaux (douteux) des responsables de la chorale scolaire du département.

C'est promis, je mettrai des sous de côté pour les impôts (un mois de salaire par an scrogneugneu).

C'est promis, je tiendrai ma maison comme une reine et mes comptes comme Oncle Picsou.

C'est promis, c'est juré, en 2078, je deviens adulte.