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4 décembre 2011
Un grand silence, soudain.
Montserrat Figueras était une immense artiste. Sa disparition me peine profondément, la musique ancienne a perdu un véritable joyau, je ne sais que dire d'autre.
On en parle bien mieux ici.
25 juin 2011
De la musique avant toute chose.
Quelques belles découvertes musicales auront éclairé une année somme toute assez morose. Voici quelques disques qui ont rythmés ces derniers mois.
Une merveille musicale à écouter absolument : un chef d'oeuvre de légèreté et d'architecture vocale écrit en pleine renaissance par un "amateur éclairé"... ça laisse rêveur. Pour la petite histoire, une erreur d'archivage a précipité cette oeuvre majeure dans l'oubli pendant plus de quatre siècles. L'injustice est réparée, grâce à un buzz assez incroyable sur internet qui a mis en ébullition les mélomanes du monde entier.
à écouter : Ecce beatam lucem
Ce disque concentre la fine fleur de la musique populaire italienne, récoltée sur les routes de Naples par l'ensemble Accordone. Foin de musique savante, il s'agit ici de tarentelles et autres marches militaire, de la musique populaire, conçue pour la danse, terriblement vivante.
à écouter : Marcia Delle Truppe Sanfediste
Superbe réussite sonore, ce disque concentre un bon nombre de pièces anglaises enthousiasmantes : encore du baroque populaire, encore de la danse (et en particulier une valse merveilleuse). Il est bon de noter que la Collection Alpha, les Chants de la Terre est décidément une valeur sûre, tant par le répertoire riche et varié que par la qualité des interprétations.
à écouter : Drive the cold winter away
Encore une belle production des éditions Alpa, ce disque nous entraîne de la Bretagne à l'Empire Ottoman, au gré des chansons et des psaumes. A noter, une étonnante reprise mystique de l'inusable "Colchique dans les prés", bel hommage à la tradition orale récente.
à écouter : Belle jardinière
Une merveille musicale à écouter absolument : un chef d'oeuvre de légèreté et d'architecture vocale écrit en pleine renaissance par un "amateur éclairé"... ça laisse rêveur. Pour la petite histoire, une erreur d'archivage a précipité cette oeuvre majeure dans l'oubli pendant plus de quatre siècles. L'injustice est réparée, grâce à un buzz assez incroyable sur internet qui a mis en ébullition les mélomanes du monde entier.
à écouter : Ecce beatam lucem
Ce disque concentre la fine fleur de la musique populaire italienne, récoltée sur les routes de Naples par l'ensemble Accordone. Foin de musique savante, il s'agit ici de tarentelles et autres marches militaire, de la musique populaire, conçue pour la danse, terriblement vivante.
à écouter : Marcia Delle Truppe Sanfediste
Superbe réussite sonore, ce disque concentre un bon nombre de pièces anglaises enthousiasmantes : encore du baroque populaire, encore de la danse (et en particulier une valse merveilleuse). Il est bon de noter que la Collection Alpha, les Chants de la Terre est décidément une valeur sûre, tant par le répertoire riche et varié que par la qualité des interprétations.
à écouter : Drive the cold winter away
Encore une belle production des éditions Alpa, ce disque nous entraîne de la Bretagne à l'Empire Ottoman, au gré des chansons et des psaumes. A noter, une étonnante reprise mystique de l'inusable "Colchique dans les prés", bel hommage à la tradition orale récente.
à écouter : Belle jardinière
6 mars 2011
Inspirations Tome 2
Cet été, c'est décidé :
- on se laisse pousser les cheveux ;
- on arbore des tatouages ;
- on porte des kilos de bijoux ;
- on se tartine les yeux de khôl ;
- on enfile son jean à trou et son tunisien immaculé.
(Toutes les références des photos se trouve sur ma page WeHeartIt )
29 janvier 2011
La folie de l'année : mon nouveau corset.
| Je ne vous ferais pas l'outrage d'indiquer la référence. |
Au moment de lancer le projet, j'avais quelques idées précises :
| Pascal Moguerou |
- du vert absolument,
- de la dentelle, voire même du perlage,
- du court : un underbust.
Henri Gervex Rolla 1878 |
J'ai fait appel à l'Atelier Sylphe et grâce à Joëlle, j'ai pu concrétiser mon délire.
Que dire d'autre à part que je suis ravie, on ne peut plus satisfaite de notre collaboration ? Joëlle a été d'une patience d'ange tout au long de la réalisation, parfaitement disponible et à l'écoute.
Premier bon point, le nombre de modèle possible, associable à l'infini, bien plus important que ce que laisse présager le site. Second aspect positif : la richesse et la variété des fournitures, galons, appliques, dentelles. Et pour finir, j'ai appréciée la mise en place d'une vrai communication, très suivie et efficace.
| La Nicole, corsetée pour Moulin rouge |
Les dentelles sont ornées de petites perles noires, les appliques sont fines, rappellent le motif de la dentelle et marquent la taille de manière très seyante.
Quand à la couleur... C'est le vert de mes rêves, un bel émeraude sombre relevé par les reflets chatoyants du taffeta. Une vrai réussite et le joyau de ma (petite) collection.
Je pense que le jour du mariage, je le porterai avec ma jupe full circle avec jupon intégré (29€ sur Asos, si, si) une paire de bas et mes bottes de tanguera. Vu la splendeur de la chose, je n'en rajouterai pas en matière de maquillage et limiterai les bijoux à un tour de cou en velours et des boucles d'oreilles discrètes.
Comme je suis très indulgente, je vous en montre un petit morceau. Pour voir l'intégralité, il va falloir attendre un petit peu (que je trouve comment faire un article privé).
![]() |
| Je suis sadique, j'assume. |
26 janvier 2011
La Vaine attente, Nadeem Aslam
"L’humanité est maudite si pour faire preuve de courage, elle est condamnée à tuer éternellement". Jean Jaurès
J'ai terminé hier La Vaine attente. C'était terrible et bouleversant, parfois même insoutenable. Nadeem Aslam livre un portrait intense d'un pays déchiré entre la culture et l'obscurantisme religieux, la splendeur de la nature et la monstruosité d'une guerre absurde. Américains, soviétiques, talibans... nul n'en sort gagnant et le jugement de l'histoire sera terrible envers ces potentats de tout bords qui ont choisi l'Afghanistan comme terrain de jeu. Les afghans eux-même sont décris dans leurs contradictions et leurs excès : victimes mais aussi amateurs de jeux barbares, fanatiques, maintenant les femmes dans une sujétion d'un autre âge.
L'écriture balance en permanence entre beauté et barbarie pour tracer le destin absurde de personnages tous liés entre eux mais incapables de se reconnaître au bon moment, de traquer la vérité au bon endroit ou de prendre conscience de l'incroyable réseau qui se tisse entre eux tous. Le lecteur omniscient en possède seul la clef. On prend ainsi la mesure du poids de l'histoire sur les destinées humaines et celle de l'effroyable ironie de l'existence.
Malgré le fracas de la guerre et les rendez vous manqués, l'espoir demeure toutefois, dans les souvenirs de Marcus, médecin anglais devenu afghan par amour, dans la mémoire du havre que fut sa maison, pleine de parfum, de livres, de peinture, dans l'attente inlassable des uns et des autres, gageure apparente mais surtout raison de vivre.
18 janvier 2011
Inspirations
Une série de cliché autour du cuir justement. Je prends le train du street style trois plombes après tout le monde, mais c'est pas grave. J'y reviendrais. Ma photo préférée est la deuxième, c'est tout à fait ce que j'aime : la petite robe, le bonnet, les jolis collants...
Et moi qui aime la campagne en hiver, j'ai soudain des envies de printemps dans une grande ville... Qui a dit mouton ?


Et moi qui aime la campagne en hiver, j'ai soudain des envies de printemps dans une grande ville... Qui a dit mouton ?


21 décembre 2010
Paris Byzance
Habituellement, je n'aime pas les photos de défilés, ni baver comme une gueuse devant la haute couture. Aujourd'hui, je fais une exception pour le défilé Chanel Paris-Byzance découvert chez The Cherry Blossom Girl. Pourquoi ? Quitte à tomber dans le parallélisme culturel de bas étage, parce que ça m'évoque en vrac : les harems, Baudelaire, les peintures de Moreau, Huysmans, la BD Djinn...
Je suis d'abord tombé en arrêt devant les magnifiques bijoux de la collection.
Plastrons, diadèmes, bracelets manchettes ou accumulation de sautoir, tout me parait sublime et... facile à obtenir ou à reproduire. Je pense en particulier à ces superbes boucles d'oreille :
J'ai trouvé l'ensemble de la collection ici. Voici une petite sélection de mes photos préférées :







De tout cela, je retiens :
Je suis d'abord tombé en arrêt devant les magnifiques bijoux de la collection.
Plastrons, diadèmes, bracelets manchettes ou accumulation de sautoir, tout me parait sublime et... facile à obtenir ou à reproduire. Je pense en particulier à ces superbes boucles d'oreille :
J'ai trouvé l'ensemble de la collection ici. Voici une petite sélection de mes photos préférées :







De tout cela, je retiens :- les couleurs sourdes, inspirées de la joailleries ;
- les gros bracelets précieux à porter sur les manches ;
- les mitaines qui montent jusqu'au coude ;
- le retour des sautoirs décadents ;
- les robes en laines mélangées ;
- l'or, la soie grise, le brocard ;
- les cuissardes seyantes à talons modérés.
25 novembre 2010
Polina Semionova par Peter Lindbergh
Pour clore le sujet, voici quelques images d'une série publiée dans le Vogue allemand. Il s'agit d'une très belle rencontre entre la danse et la mode puisque Polina Semionova, danseuse russe de renommée mondiale est ici photographiée par Peter Lindbergh.
6 novembre 2010
Inspirations pointues
Depuis peu, j'aime bien jouer les danseuses du bolchoï en retraite. Quelques inspirations.
Tutu d'Odette (porté par la mythique Pavlova)
Sabine Leblanc & Nicole Amigues,(Photo by Walter Sanders)
Bolshoi Theater (Photo by Howard Sochurek)
Polina Semionova (photographe inconnu)
30 octobre 2010
Toussaint.
Très haut amour, s'il se peut que je meure
Sans avoir su d'où je vous possédais,
En quel soleil était votre demeure
En quel passé votre temps, en quelle heure
Je vous aimais,
Très haut amour qui passez la mémoire,
Feu sans foyer dont j'ai fait tout mon jour,
En quel destin vous traciez mon histoire,
En quel sommeil se voyait votre gloire,
Ô mon séjour.
Quand je serai pour moi—même perdue
Et divisée à l'abîme infini,
Infiniment, quand je serai rompue,
Quand le présent dont je suis revêtue
Aura trahi,
Par l'univers en mille corps brisée,
De mille instants non rassemblés encor,
De cendre aux cieux jusqu'au néant vannée,
Vous referez pour une étrange année
Un seul trésor
Vous referez mon nom et mon image
De mille corps emportés par le jour,
Vive unité sans nom et sans visage,
Cœur de l'esprit, ô centre du mirage
Très haut amour.
Catherine Pozzi, Ave, 1935.
Sans avoir su d'où je vous possédais,
En quel soleil était votre demeure
En quel passé votre temps, en quelle heure
Je vous aimais,
Très haut amour qui passez la mémoire,
Feu sans foyer dont j'ai fait tout mon jour,
En quel destin vous traciez mon histoire,
En quel sommeil se voyait votre gloire,
Ô mon séjour.
Quand je serai pour moi—même perdue
Et divisée à l'abîme infini,
Infiniment, quand je serai rompue,
Quand le présent dont je suis revêtue
Aura trahi,
Par l'univers en mille corps brisée,
De mille instants non rassemblés encor,
De cendre aux cieux jusqu'au néant vannée,
Vous referez pour une étrange année
Un seul trésor
Vous referez mon nom et mon image
De mille corps emportés par le jour,
Vive unité sans nom et sans visage,
Cœur de l'esprit, ô centre du mirage
Très haut amour.
Catherine Pozzi, Ave, 1935.
25 septembre 2010
10 septembre 2010
Molly Crabapple est une illustratrice très douée. Elle est ravissante, ce qui ne gâche rien. J'aime beaucoup son univers historico-décadent et un brin steam.
30 août 2010
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